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Surface de référence DPE : un nouveau calcul pour une évaluation encore plus juste

Un changement dans la méthode de calcul du DPE

Depuis juillet 2024, le diagnostic de performance énergétique (DPE) a connu une évolution notable qui affine le classement de l'efficacité énergétique et environnementale d'un bien. Ce changement concerne la méthode de calcul de la surface servant à établir le résultat du DPE. Cette surface, désignée désormais par le terme « surface de référence » et non plus « surface habitable », offre une estimation plus fidèle de la surface réellement impliquée dans la consommation énergétique annuelle d'un logement.

Pourquoi ce changement était nécessaire

Jusqu'au 30 juin 2024, la surface utilisée pour le calcul du résultat du DPE se confondait avec la surface habitable du logement, la fameuse SHAB. Elle ne prenait en compte que les pièces habitables et conformes aux règles de décence dédiées à la vie quotidienne — salon, cuisine, chambres, salles de bain, couloirs — d'une hauteur sous plafond d'au moins 1,80 m.

Or, cette surface habitable s'avérait limitative pour refléter l'ensemble des consommations d'énergie d'un logement. Des locaux chauffés comme les vérandas, utilisés au quotidien, ou d'autres espaces d'une hauteur de plafond suffisante mais exclus de la surface habitable, influent eux aussi sur la consommation énergétique. Depuis le 1er juillet 2024, la surface utilisée par le DPE a donc changé pour corriger cette limite.

La surface de référence, un reflet plus cohérent des espaces chauffés

Grâce à l'arrêté du 25 mars 2024, la surface de référence a remplacé la surface habitable au sein du DPE depuis le 1er juillet 2024. Elle englobe désormais l'ensemble des espaces chauffés, vérandas comprises, aménagés « pour l'usage principal d'occupation humaine », d'une hauteur sous plafond de 1,80 m, sans tenir compte de leur caractère habitable ou décent. Ces locaux doivent être adaptés à une « présence humaine régulière et prolongée » et utilisés pour des « activités quotidiennes ».

Cette approche est plus pragmatique, puisque tous les espaces qui consomment de l'énergie sont désormais pris en compte dans le calcul du DPE, y compris les locaux disposant d'un chauffage fixe et dédiés au travail, au repos ou aux loisirs, même en sous-sol et sans ouverture vers l'extérieur. Les locaux dédiés au stockage restent en revanche exclus de la surface de référence.

Quels avantages pour propriétaires, acheteurs et locataires ?

Cette évolution profite aux propriétaires qui souhaitent vendre, louer ou rénover leur bien : depuis le 1er juillet 2024, ils disposent d'un rapport DPE plus fiable, ce qui renforce la transparence des transactions immobilières et la pertinence des travaux d'amélioration énergétique à envisager. Dans certains cas, l'ancien résultat DPE d'un logement peut même être revalorisé grâce à cette révision du calcul.

Pour les candidats acheteurs ou locataires, un DPE plus fiable garantit une meilleure lisibilité des annonces immobilières, tant au niveau du classement énergétique du logement que de l'estimation du montant annuel des coûts énergétiques. De quoi opérer leur sélection avec davantage d'assurance.

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