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Location & vente · 29 juin 2024 3 min de lecture

NOTE D’EXPERTISE · RÉGLEMENTATION

Locations immobilières : la loi pour rénover l’habitat dégradé introduit des sanctions

Depuis avril 2024, les bailleurs négligents s'exposent à des sanctions renforcées : amendes, peines de prison et obligations contractuelles accrues.

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Depuis avril 2024, les bailleurs négligents s'exposent à des sanctions renforcées : amendes, peines de prison et obligations contractuelles accrues.

La loi du 9 avril 2024 pour la rénovation de l'habitat dégradé étend son champ d'action aux locations immobilières, avec des sanctions renforcées contre les bailleurs négligents. Son objectif premier : mettre fin aux pratiques abusives des marchands de sommeil, même si l'ensemble des bailleurs est concerné par ces nouvelles règles. Quelles sanctions protègent désormais les locataires, et quels manquements visent-elles ?

Absence de contrat ou de quittances : des sanctions dissuasives

L'article 31 de la loi du 9 avril 2024 instaure des sanctions pour les bailleurs qui manquent à leurs obligations : remise d'un contrat écrit et conforme, délivrance de reçus ou de quittances de loyer. Un nouvel article 3-4 est ainsi ajouté à la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 : tout bailleur ou intermédiaire qui refuse d'établir un contrat conforme, ou de délivrer un reçu ou une quittance de loyer, encourt un an d'emprisonnement et une amende de 20 000 euros. Les personnes morales s'exposent elles aussi à de lourdes amendes en cas de manquement.

Ces sanctions visent à dissuader toute non-conformité, négligence ou fraude, et à garantir aux locataires un cadre contractuel transparent et sécurisé. Cette protection juridique et financière renforcée leur évite de se retrouver en situation de précarité. En cas de litige, ils disposent désormais d'un recours efficace pour contraindre leur bailleur à respecter ses obligations. Ces nouvelles règles favorisent une relation de confiance entre les parties et, plus largement, un marché locatif plus sain et plus transparent.

Contrat écrit, quittances et états des lieux : les obligations du bailleur

Depuis la loi n°89-462 du 6 juillet 1989, les relations entre bailleurs et locataires reposent sur des règles destinées à garantir équité et transparence. Selon l'article 3 de cette loi, le contrat de location doit être rédigé par écrit, selon un modèle type défini par décret en Conseil d'État. Il doit comporter des informations obligatoires : identité des deux parties, date de début et durée du bail, descriptif du bien loué, montant du loyer et modalités de paiement, montant du dépôt de garantie. Chaque paiement de loyer doit donner lieu à la remise d'une quittance ou d'un reçu au locataire. Un état des lieux (EDL) doit également être établi, à l'entrée dans le logement comme à la sortie.

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Contenu relu par Servicimmo

Équipe de diagnostiqueurs certifiés en Indre-et-Loire.

Sources de référence

ADEME · Service-Public.fr · textes réglementaires

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