Lun–Ven 9h–12h / 14h–19h02 47 47 01 23

DPE et confort d’été : des logements neufs non adaptés aux fortes chaleurs ?

Des logements neufs pas si bien préparés aux fortes chaleurs

Les vagues de chaleur sont de plus en plus fréquentes, et l’adaptation des logements aux températures estivales est devenue un enjeu essentiel. Mais qu’en est-il des logements neufs ? Perçus comme des modèles d’efficacité énergétique, garantissent-ils réellement un bon confort en été ? Les résultats d’une étude récente révèlent que très peu de logements neufs assurent aujourd’hui un confort d’été optimal. Pour comprendre les raisons de cette situation, il faut se pencher sur les réglementations en vigueur — la RE 2020 et la RT 2012 — ainsi que sur le diagnostic de performance énergétique (DPE), réformé en juillet 2021.

RE 2020 et confort d’été : une amélioration par rapport à la RT 2012 ?

Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale RE 2020, les normes applicables aux constructions neuves ont évolué pour mieux prendre en compte le confort d’été. Il s’agit d’une avancée significative vers des bâtiments plus adaptés aux conditions climatiques actuelles. Alors que la réglementation thermique RT 2012 se concentrait principalement sur l’efficacité énergétique hivernale d’un logement, la RE 2020 intègre des critères plus exigeants pour limiter également les surchauffes estivales.

Malgré ces progrès, moins de 10 % des logements neufs offrent aujourd’hui un confort d’été suffisant, selon une étude réalisée par Pouget Consultants pour le compte d’IGNES. Cette situation s’explique notamment par le manque de protections solaires extérieures (volets ou stores) et par une conception qui ne favorise pas la ventilation naturelle, avec des logements non traversants. Près d’un tiers des logements de classe A au DPE, pourtant réputés pour leur excellente performance énergétique, ne parviennent toujours pas à maintenir une température agréable en été.

La RE 2020 nécessite donc encore des améliorations pour mieux prendre en compte la réalité des chaleurs estivales actuelles, qui s’aggravent en raison du réchauffement climatique.

Un DPE encore perfectible sur le confort d’été

Le DPE joue un rôle essentiel dans l’évaluation de la performance énergétique des logements. Depuis juillet 2021, il comporte un indicateur de confort d’été. Pourtant, selon de nombreux experts, cette innovation du DPE ne convainc pas encore.

Le DPE s’appuie sur l’isolation thermique, efficace en hiver, mais qui peut devenir un inconvénient majeur en été si elle n’est pas complétée par un contrôle efficace des apports solaires. Ainsi, des logements bien isolés peuvent se transformer en véritables « bouilloires thermiques » en été, et inversement, des passoires thermiques peuvent s’avérer très agréables durant les vagues de chaleur. D’autres facteurs, comme la qualité des matériaux de construction et des équipements, l’orientation du bâtiment ou son environnement, ne sont pas non plus pris en compte dans l’estimation du confort d’été, ce qui limite la pertinence du DPE dans ce domaine.

Il ressort de tout cela que le DPE, tout comme la réglementation énergétique et environnementale relative aux constructions neuves, doit continuer de se perfectionner. L’objectif : offrir une évaluation plus complète et plus fiable du confort thermique, et ce, tout au long de l’année.

À lire aussi

Quels diagnostics pour votre bien ?

Réponse en 2 minutes — devis gratuit, sans engagement, sous 2 h ouvrées.