Amiante dans les enrobés bitumineux : protégez convenablement vos chantiers !
La présence d'amiante et de hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) dans les enrobés bitumineux a conduit la France à adopter une réglementation destinée à mieux encadrer les chantiers routiers. Ces substances, largement utilisées jusqu'à la fin du siècle dernier, sont aujourd'hui reconnues comme cancérogènes : leur présence sur un chantier impose donc la mise en place de procédures particulières.
Un repérage obligatoire avant travaux
Avant toute intervention sur une voirie, le maître d'ouvrage doit faire réaliser des recherches de présence de HAP et d'amiante. Cette étape n'est pas une simple formalité : c'est elle qui conditionne le niveau de protection à mettre en œuvre pour le chantier, ses abords et les personnes qui y interviennent.
Des diagnostiqueurs certifiés et habilités
Les diagnostiqueurs de SERVICIMMO EXPERTISES, certifiés pour le repérage de l'amiante avant travaux, sont également détenteurs, après examens, des A.I.P.R. (Autorisations d'Interventions à Proximité des Réseaux, niveau concepteurs).
Une mission de terrain rigoureuse
Sur le terrain, les diagnostiqueurs rassemblent d'abord toute la documentation technique disponible sur la zone des travaux. Ils procèdent ensuite à des carottages des enrobés afin de réaliser une analyse complète, puis envoient les prélèvements à un laboratoire agréé par le COFRAC.
Le rapport remis précise les zones à risques, ce qui permet au maître d'ouvrage d'adapter les moyens de sécurisation du chantier, de ses abords et de ses intervenants. Il comporte notamment :
- des photos précises de chaque emplacement de prélèvement ;
- les carottes prélevées, avec leur identification ;
- une vue permettant de localiser précisément chaque zone de prélèvement.
Des seuils de HAP qui déterminent le devenir des enrobés
Le résultat des analyses de HAP détermine ensuite ce qu'il est possible de faire des enrobés :
- en dessous de 50 mg/kg, une réutilisation à chaud est envisageable ;
- de 0 à 500 mg/kg, une réutilisation à froid reste possible ;
- de 500 à 1000 mg/kg, les enrobés doivent être stockés en classe 2 ;
- au-delà de 1000 mg/kg, le stockage en classe 1 devient obligatoire.